La pollution dans l'industrie du cinéma

La pollution dans l'industrie du cinéma

La sensibilisation aux problèmes écologiques pousse aujourd'hui de plus en plus de consommateurs à entamer leur transition écologique. Conséquemment, un nombre croissant d'industries s’emploient à proposer des alternatives plus éco-responsables aux produits (ou services) du quotidien. Des entreprises comme Vinted par exemple, qui permet de réduire la pollution liée à l’industrie du textile de par la mise en place d’un réseau de vente de vêtements de seconde main, est peut-être l’exemple le plus probant de cette volonté de proposer des produits plus respectueux de l’environnement.

Il y a pourtant un secteur encore trop peu touché par cet élan, bien que le niveau de pollution qu’il engendre n’ait rien à envier à celui du textile : l’industrie du cinéma.

Une industrie aujourd’hui beaucoup trop polluante

Il est vrai que lorsque l’on songe à dresser une liste des industries polluant le plus, actuellement, le cinéma est souvent éclipsé par des industries comme celle du textile ou du pétrole par exemple, pourtant il n’est point en reste en termes d’émission de CO2. Un rapport d’Eco Prod a notamment révélé qu’en France, l’industrie audiovisuelle produit annuellement un million de tonnes de CO2.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer que ce chiffre soit si élevé. D’une part, la consommation d’électricité, car la luminosité est un élément essentiel de tout film. Ainsi, même en plein jour, de nombreux ajustements sont souvent requis, nécessitant des sources de lumière multiples fréquemment branchées sur des groupes électrogènes.

Outre la lumière, le transport des équipes et des décors, ou encore les déchets produits pour nourrir tout le monde sont des facteurs de pollution considérables.

Enfin, même s’il s’agit de cas plus extrêmes, certains tournages se distinguent par des scènes particulièrement néfastes pour l'environnement. On pense notamment à l'ouverture d’Apocalypse Now où une forêt de palmiers brûle. Il est ainsi effrayant de penser que cette scène fut tournée telle quelle, en utilisant d’ailleurs des pneus ainsi que 4 500 litres d’essence, pour ne rien arranger.

D’autre part, les effets sur l’environnement ne s’arrêtent malheureusement pas qu’à la production. En effet l’étape "promotionnelle" est également source de pollution puisque les acteurs sont envoyés partout dans le monde.

Autre problème de taille de l’industrie du cinéma : elle gaspille autant qu’elle pollue. L’exemple que l’on peut citer concerne les décors, souvent juste construits pour n’être que mieux détruits à la fin du film, ce qui constitue un gaspillage notable. Lors du tournage du Titanic par exemple, l’on créa un bassin de 65 millions de litres d’eau pour le film, mais dès le tournage terminé, chacun de ces litres fut gaspillé.

Les solutions existantes et Secoya Eco-tournage

Le constat est sans appel : l’industrie cinématographique a une marge de progression considérable devant elle.

Heureusement, on a assisté au cours de ces dernières années à une mobilisation importante venant d’une partie du monde du cinéma.

En France par exemple, la société Secoya Eco-tournage, créée en 2018, par Mathieu Delahousse et Charles Gachet-Dieuzeide, se positionne comme le nouvel éco-acteur du monde de l’audiovisuel.

Secoya Eco-tournage

Dans l’optique d’encourager les productions à faire plus attention à l’environnement, la mission de Secoya Eco-tournage consiste donc à organiser des tournages plus respectueux de l’environnement, ce qui sur le long terme permettra de freiner l’impact écologique du cinéma.

Ainsi pour un tournage moyen, les économies faites sur seulement 5 postes avoisinent les 27 000 euros, chiffre atteint en réduisant notamment le nombre de bouteilles d’eau en plastique ou en utilisant des voitures électriques.

Ensemble, changeons l’épargne

Pré-inscrivez vous et obtenez un accès anticipé ainsi que de nombreuses récompenses.

Goodvest est en développement et c'est un moyen d'accélérer le lancement.